Mobirise
CBBC

Une réserve naturelle intégrale à l'embouchure du fleuve Congo

Palétuviers

Présentation du Parc

Mangroves

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Un écotone unique

Le Parc Marin des Mangroves est une réserve naturelle intégrale adossée à l’Océan Atlantique, à l’extrême Centre-Ouest de la République Démocratique du Congo.

Le Parc Marin des Mangroves couvre une superficie de 76.000 ha incluant une bande de 2 km dans l’Océan Atlantique, s’étendant de la côte vers le large et bordant tout le littoral congolais long de 37 km.

Situé à l’embouchure du majestueux et mythique fleuve Congo, cette réserve justifie sa nécessité de conservation de par son écosystème unique en République Démocratique du Congo. Celui-ci est constitué d'une forêt de mangroves dont l'importance est capitale pour assurer la stabilité de tout l'espace côtier.  De plus, il s'agit ni plus ni moins que de la plus grande nurserie assurant la pérennité de la réserve halieutique du littoral congolais.

Cette singularité interpelle et appelle la communauté nationale et internationale à assurer la sauvegarde de ce biotope fragile, couvrant tout à la fois le delta du fleuve Congo et le littoral Atlantique congolais.  A l'heure ou l'eau devient une ressource de plus en plus précieuse, cette protection devient une nécessité qui garantira la disponibilité de cette richesse pour les générations futures.

Cormoran

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Une zone humide précieuse 

Le Parc Marin des Mangroves fait partie des zones humides d’importance internationale et à ce titre il a été  inscrit à la Convention Ramsar le 18 janvier 1996 (Ramsar, Iran, 1971). Depuis le 11 avril 2000, le Parc est repris dans le Registre de Montreux, un registre des Sites Ramsar dont les caractéristiques écologiques ont connu, connaissent ou sont susceptibles de connaître des modifications.

Ces zones humides exceptionnelles, qui existent dans de nombreux endroits, sont des espaces naturels précieux versés volontairement par chaque pays au patrimoine de l'humanité toute entière.  Protégés, ces biotopes pourront continuer d'assurer le bien-être des générations présentes et futures.

De par son acte de création, et en s'inscrivant comme site Ramsar, la responsabilité de la République Démocratique du Congo est engagée pour la préservation et la conservation de ce patrimoine.  Sa crédibilité vis à vis de la communauté internationale est réelle et elle se doit de protéger cet écotone humide.

La conservation de cette réserve naturelle intégrale est également garantie par de nombreux autres engagements pris, tant au niveau national qu'international.

Parc Marin des Mangroves

Un Parc exeptionnel au delta d'un grand fleuve majestueux

Le Parc Marin des Mangroves est situé dans la province du Kongo Central, non loin de la ville de Muanda.  Les villes les plus proches sont Soyo et Cabinda (en Angola), ainsi que Boma capitale historique de l'Etat Indépendant du Congo (1885-1908).  La grande métropole de Kinshasa est accessible par route et se situe à environ 600 kilomètres de Muanda.  La route qui relie les deux villes, appelée nationale 1, quitte le port de Banana, passe par Muanda et traverse les villes de Matadi et de Boma avant d'atteindre Kinshasa.  Ces deux villes traversées sont, avec Banana, les trois ports maritimes de la République Démocratique du Congo.


L'embouchure qui sépare la pointe de Banana de la pointe de Soyo est longue de 8 km. A cet endroit, le fleuve Congo se jette dans l'Océan Atlantique, y déversant chaque seconde une moyenne de 40.000 mètres cubes d'eau douce, soit environ 3,5 milliards de mètres cubes en 24 heures.  Un cube de plus de 1500 mètres de côté se déverse donc chaque jour à cet endroit.  Cette masse d'eau a creusé au fil du temps une fosse, véritable canyon sous-marin appelé "gouf".  Ayant une profondeur de 500 à 4000 mètres et s'étendant sur près de 400 kilomètres, le gouf du fleuve Congo est bien visible sur les photos satellitaires.

Mangroves

Des conventions ratifiées

Ci-dessous, une liste non exhaustive des documents garantissant l'intégrité physique et la préservation du Parc Marin des Mangroves :

  • L'enquête de vacance de terre (Muanda, R. D. du Congo, 1989)
  • L'acte de motivation à la création (Kinshasa, R.D. du Congo, 1992)
  • L'arrêté de création (Kinshasa, R. D. du Congo, 1992)
  • La convention RAMSAR sur les zones humides d'importances internationales (Ramsar, Iran, 1971)
  • La convention sur la Diversité Biologique (Rio de Janeiro, Brésil, 1992)
  • La convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (Bonn, Allemagne, 1979)
  • Le Mémorandum d'Abidjan (Abidjan, Côte d'Ivoire, 1990)
Tortue Luth

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Une faune surprenante

La faune exceptionnelle du Parc Marin des Mangroves inclus le lamantin d’Afrique, un sirénien fréquentant les eaux douces bordant l’océan atlantique (entre le Sénégal et l’Angola) et cousin du lamantin de Floride.  Ce mammifère aquatique est à l'origine du mythe européen des sirènes.  Par contre la fameuse sirène africaine nommée "Mami Wata" semble être une légende récente car son nom dériverait en fait de l'anglais "Mamy Water".

Sur les sept espèces de tortues marines existantes au monde, deux espèces viennent se reproduire régulièrement sur le littoral congolais faisant partie intégrante du parc, tandis que trois autres espèces sont aperçues sporadiquement.  Parmi ces deux espèces figure la tortue Luth (Dermochelys coriacea) dont les plus grands spécimens peuvent peser plus de 950 kg, en faisant définitivement le reptile le plus lourd au monde.  La rencontre avec ce géant des mers reste une expérience inoubliable. 

De nombreux poissons d’eau douce et d’eau de mer peuplent les mangroves. De récentes études ont démontré que 80% des espèces de poissons consommés par l’homme se retrouvent dans la mangrove au moins pendant un cycle de leur vie (naissance, croissance, reproduction).

Mangroves

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Une flore insolite 

La flore du Parc est principalement constituée de palétuviers et de plantes endémiques à la région côtière du golfe de Guinée. Cette flore maritime est d'une grande importance dans la stabilité du littoral, garantissant une protection contre l'érosion consécutive à la montée des eaux océaniques.

Les forêts de mangroves sont composées de végétaux très spécifiques.  Ceux-ci, principalement ligneux et à l'aspect insolite, sont perchés sur des racines aériennes en arceaux comparables à des échasses.  La mangrove fixe ainsi les sols grâce cette multitude de racines.

Ces arbres qui ont en permanence leurs racines plongées dans l'eau, reposent sur un sol meuble, instable et fertile. Le sol des mangroves est enrichi tant par les alluvions provenant du fleuve, que par les sédiments provenant de l'océan grâce aux marées.

Cet apport permanent de nutriments enclenche un processus comparable à la digestion.  Une odeur très désagréable constituée de sulfures se dégage et apporte la preuve de cette transformation permanente mais cependant vitale pour la santé de la mangrove.

Crabes

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Une protection nécessaire

Le Parc Marin des Mangroves, comme toutes les aires protégées de la République Démocratique du Congo, est placé sous la responsabilité de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, en abrégé "I.C.C.N.", un établissement public créé par l'Etat Congolais pour surveiller et protéger l’intégrité de tous ces domaines à haute valeur écologique.

L'origine de cette Institution dévouée à la protection de la nature remonte au 26 novembre 1934, jour où naquit son ancêtre, l'Institut des Parcs Nationaux du Congo Belge, en abrégé "I.P.N.C.B.".

Aujourd’hui, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature compte plus de 4000 gardes parcs formant une véritable troupe paramilitaire, armée et dévouée, acquise entièrement à la surveillance des aires protégées.

Durant les trente dernières années, cette troupe a payé un lourd tribut à la cause de la préservation par le sacrifice suprême de nombre de ses membres.  La République Démocratique du Congo est le pays au monde ou le plus grand nombre de Gardes Parc ont été tués durant les trois dernières décennies.

Crabes

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Un potentiel touristique

Le potentiel touristique du littoral congolais est indéniable. La présence du Parc Marin des Mangroves dans la sous-région peut et doit garantir une gestion durable des ressources naturelles nécessaires au développement d'un tourisme respectueux. Il en va de l'avenir économique du littoral congolais, qui comme toutes les côtes océaniques au monde, possède un pouvoir attractant sur le tourisme.

L'aménagement du territoire pour permettre un développement respectueux de l'espace côtier tout en protégeant son environnement est une obligation du gouvernement. Une politique réfléchie devrait concilier développement durable et respect d'une aire protégée à très haute valeur écologique.

La visite des mangroves est une expérience unique qui plonge le visiteur dans une féérie étourdissante de forme et de couleur. L'eau et le parc sont indissociables de toutes les visites qui sont toutes effectuées par bateau. Nos visiteurs apprécient la promenade sur les multiples canaux sillonnant la Mangrove où pullulent crabes et poissons amphibies. Celles-ci permettent la vision occasionnelle de singes, d'oiseaux, de varans, d'hippopotames et de Lamantins.

Les attraits du Parc

Le Parc Marin des Mangroves ne laisse personne indifférent car les attraits spectaculaires de cette aire protégée sont nombreux, nous citerons :

  • L’île aux perroquets, où vit une colonie de plus de 300 perroquets, est très attrayante.
  • La visite aux derniers hippopotames du Kongo-Central à Luango-Nzambi permet de sillonner la partie du Parc jouxtant la ville de Boma riche en faune aviaire.
  • La vision nocturne des lamantins est maintenant garantie pour les visiteurs passant la nuit sur l'ile aux coquillages de Kimwabi.
  • La possibilité d'accompagner nos patrouilles nocturnes pour le bagage des tortues marines et la collecte des œufs à transplanter en écloserie, mais seulement durant la saison de ponte qui court de novembre à février.
  • La randonnée à l’ile aux crabes et la visite du camp-prison de Bulambemba est impressionnante.
  • La visite des villages aux habitations traditionnelles faites à partir du palmier raphia et posées sur des montagnes de coquilles d’huitres d’eau douce blanchies au soleil en ravira plus d'un.
  • La plongée avec les pêcheurs d’huitre d’eau douce est une activité peu banale qui surprend autant les plongeurs et plongeuses que nos touristes. 
Tortue verte

Le socle de nos actions

Les deux piliers de la protection

Ou comment garantir l'intégrité physique du parc
Lamantin

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Collecte de données sur des lamantins vivants

La recherche scientifique

La recherche scientifique permet d'approfondir nos connaissances des espèces de faune et de flore qui peuplent le Parc Marin des Mangroves et de découvrir les interactions existantes entre celles-ci. Etudier pour connaitre et connaitre pour protéger, tel est l'objectif poursuivi par ce pilier. Ci-dessus, deux lamantins capturés accidentellement par des filets de pêche, et heureusement sauvés par les agents du Parc, sont préparés pour un relevé complet de leurs caractéristiques physiques. Lors de cette opération des prélèvements de tissus pour des analyses biochimiques sont également effectués. Ces lamantins ont été gardés en étang jusqu'à leur rétablissement complet et ensuite relâchés.

Tortue verte

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Relevé des mensurations d'une tortue verte

La surveillance ciblée 

La surveillance ciblée des espèces phares du parc permet d'occuper le terrain en permanence et vient en appui à la recherche scientifique. Elle apporte à cette dernière des données essentielles nécessaires à la compréhension de l'écosystème du Parc Marin des Mangroves et permet de suivre l'évolution biologique, physique et temporelle des espèces surveillées. Ci-dessus la prise des mensurations d'une tortue verte récupérée vivante, après une capture accidentelle au filet.  Celle-ci sera baguée avant sa remise à l'eau. Plusieurs dizaines de sauvetages sont effectués chaque année suite à la capture de nombreuses tortues par les trop nombreux filets dormant qui sont disposés le long de la côte.

Lamantin

Un lamantin soigné de retour dans son biotope naturel

Les deux piliers de la conservation

Ou comment préserver le Parc de toutes dégradations
Conservation Communautaire

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Donation de trousses scolaires

La conservation communautaire

La sensibilisation des communautés pour la sauvegarde de leur patrimoine naturel est une composante essentielle du travail fourni pour la préservation des aires protégées en République Démocratique du Congo.  L'attention de ces dernières est dirigée vers le profond bien-être qu'elles peuvent recevoir d'un écosystème sain, équilibré et florissant.  Grâce aux programmes mis en place, des actions en faveur des communautés sont réalisées.  Le Parc Marin des Mangroves encourage toutes les alternatives pouvant palier durablement aux activités éco-destructrices.   L'appui de nombreux bailleurs de fonds est indispensable pour rencontrer tous les besoins exprimés par les communautés.

Tortue olivâtre

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Tortue olivatre sauvée de l'abattage

La lutte anti-braconnage 

La lutte anti-braconnage est avant tout un processus proactif qui se doit d'empêcher la mise à mort de tout produit de la faune ainsi que la coupe de la flore.  L'abattage constitue l'acte ultime du braconnier.  Le braconnage au Parc Marin des Mangroves est principalement destiné à fournir le marché local et national en viande de brousse.  Dans la région du Kongo Central, la chasse est une activité séculaire et intensive qui se pratique avec une arme commune, le fusil de chasse de type "calibre 12".  Malheureusement cette chasse intensive et non contrôlée dépeuple les forêts qui jouxtent le Parc Marin des Mangroves entrainant des effets  négatifs sur tout l'ecosystème de la région. 

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Rizophore
CBBC

Conservation de la Biodiversité du Bassin du Congo ou Congo Basin Biodiversty Conservation, en abrégé "CBBC", est une organisation non gouvernementale dédiée à la conservation de la faune et de la flore du bassin du Congo.

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